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L'art roman en Périgord

Depuis la fin de l'occupation romaine, au IVe siècle, jusqu'au XIIe siècle, les invasions barbares se sont succédées dans le Sud-Ouest vidant le pays de ses habitants. Les forêts gagnèrent les terres jusqu'alors exploitées en Périgord, d'où la dénomination de Périgord Noir.

Au XIIe siècle, début de la Guerre de Cent Ans contre les anglais, le souci de peupler le pays pour éviter l'occupation anglaise, ainsi que de créer des barrières à l'avancée du catharisme, a été à l'origine de l'essor dans le pays de monastères abritant différents ordres religieux. Cette époque voit la construction de nombreuses abbayes et la restauration des anciennes avec de nouvelles techniques architecturales. On généralisa, par exemple, l'utilisation de la voûte en pierre en remplacement de la charpente en bois, vulnérable aux incendies. Ce nouvel art de construire est connu sous l'appellation d'art roman. Correspondant à une période de renouveau démographique et de construction massive, cet art est largement représenté en Périgord, reconnaissable à ses formes pures, presque sévères, taillées dans un beau calcaire blond et lumineux qui est un des atouts majeurs de l'architecture périgourdine. Au XIIe siècle on compte quatre cents églises romanes en Périgord.

Les églises romanes du Ribéracois
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